Imagina Pictura

Imagina Pictura

Serie

First Photograph: Niépore Niepece, Point of view taken from a window of Gras in Saint-Loup-de-Varennes, 1826.

Shots

This series is in the continuation of my work on man, the notion of space, of territory, of the border, of transparence and wandering.
The photographs are taken in decors with a male model.
I insist on the mise-en-scene through a relation between the model and the props: I tell a story between fiction and documentary.
After scouting and work on initial sketches: the mise-en-scene is carried out within constructions.
The high angle shots will also be used like a window, which sometimes placed high up, offers a vision “from above” of the world.
In photography and cinematography the eyepiece is also like a “window”.

Notes

In this series, I develop the following concepts on the window:
The relation to the exterior, the interior space, of opening and of closing: from one universe to the other.
Front - back lit.
Light – dark.
Too many images, disappearance of the image.
Fragmentation of space, division of a window, the image is decomposed.
Redistribution of functions, of the frame, this part belongs to the sky, this one to the earth, it cuts up the space and distribute the roles.
Through the window, time enters (night, day), the seasons, penetration of natural and artificial light, the view on life, the exterior projects us into our universe, “I don’t have the same thoughts in the winter as in the summer when I look at a landscape”

I think about the person leaning out a window (Gérard de Nerval) “The window replaces the theatres and the promenades” (Flaubert)
Window on the sky, view on to the world.
The window is part of the element of construction, and yet does not exist in the sense of this construction.
Around something that exists materially and something that does not exist.
A void, transparence.

Série

Prises de vues

Cette série est dans la continuité de mon travail sur l’homme, la notion d’espace, de territoire, de frontière, de transparence, et d’errance.
Les photographies sont réalisées dans des décors avec un modèle homme.
J’insiste sur la mise en scène et par une relation du modèle avec les accessoires : je raconte une histoire entre la fiction et le documentaire.

Après des repérages et des travaux de croquis préparatoires : les mises en scène sont réalisées dans des constructions.
Les prises en plongée seront aussi utilisées comme la fenêtre qui parfois placée très haute offre une vision : « en plongée » du monde.
En photographie et en cinématographie le viseur s’appelle aussi «une fenêtre»

Notes

Dans cette série, je développe les concepts suivants sur la fenêtre :
Rapport de l’extérieur, de l’espace intérieur, de l’ouverture de la fermeture: d’un univers à un autre.
Face – contre-jour.
Clair - obscur.
Trop d’images, disparition de l’image.
Fragmentation de l’espace, division d’une fenêtre, l’image est décomposée. Redistribution des fonctions, du cadre, cette partie appartient au ciel, celle-ci–ci à la terre, elle découpe l’espace et redistribue les rôles.

Au travers la fenêtre, s’inscrit le temps (le jour, la nuit), les saisons, pénétration de la lumière naturelle ou artificielle, le regard sur la vie, l’extérieur nous projette dans notre univers, « je n’ai pas la même pensée l’hiver que l’été lorsque je regarde un paysage »,
Je pense au personnage penché à la fenêtre (Gérard de Nerval).
«La fenêtre remplace les théâtres et les promenades. »(Flaubert)

Fenêtre sur le ciel, regard sur le monde,
La fenêtre fait partie de l’élément de construction, et pourtant n’existe pas au sens de cette construction.
Autour de quelque chose qui existe matériellement et ce quelque chose qui n’existe pas.
Un vide, transparence.

2006

2006