Aussi longtemps que durera le temps

Australie, terre d’Arnhem

Série

Le peuple aborigène vit en symbiose avec la terre. Dans le grand Mythe d’origine, le dreamtime, le passé, le présent, l’avenir, l’homme et tout ce qui fait l’univers, s’articulent dans un système de croyances complexes qui s’exprime à travers la littérature orale, le chant et la danse.
Tout être humain est lié spirituellement aux sites sacrés de son ancêtre et il est tenu de les préserver pour maintenir l’ordre établi par celui-ci.
Les rites funéraires sont essentiels car les Aborigènes pensent que l'esprit d'un mort ne peut se retourner vers les Ancêtres de son Rêve qu'à la suite de cérémonies appropriées.

Mon intervention photographique propose une mise en scène liée à un espace abstrait comme le désert où le temps est suspendu, un espace sans repère, suspendu lui aussi dans un néant.

Chez les aborigènes, un enfant qui naît c’est un ancêtre qui revient. En effet, lorsqu’un homme meurt, son esprit retourne dans sa cachette et attend qu’une femme passe près de lui pour se glisser dans son ventre. La relation entre la mort et la naissance de l’œuvre est donc ainsi établi par un processus poétique qui part de l’idée d’une fin pour crée un autre début.

Dans le principe de documentaire fiction je collecte des histoires et mettre en scène les personnages. où le jeux, l’interaction et l’improvisation détermineront les formes justes dans une approche de travail de mise en scène, basée sur l’échange, l’interaction de plusieurs vies réfléchissant ensemble sur des thématiques communes.

2015

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