Les lustres, la lumière vient du haut, signe de royauté.
Je brille donc, je suis grand,
Matières nobles
J’éclaire l’univers glauque, le
bas du décor, la terre, le peuple soumis.
Relation liée au christianisme, ou les
églises surtout en Italie dont l’immensité et la beauté des œuvres
éblouissaient le peuple qui ne pouvait qu’aimer cette sublimité
sans en douter (on ne doute pas de la beauté).
Le plateau est recouvert de poubelles.
Les livres empilés représentent des
colonnes liées aux bâtiments administratifs de l’empire.
Les livres font références à un peuple
« érudit », et de son érudition permet le développement de l’esclavage
des peuples d’Afrique noire.
Comme les nazis qui brûlaient les livres…
La vidéo, la projection des oiseaux
dont l’idée est liée à la liberté d’expression, sont filmées
en cage en Europe, en Afrique je les ai filmés libres.
Je suis parti au Sénégal dans la maison
des esclaves à Gorée, sentir les traces du passé.
Un passé transcendait par une caméra
qui interroge.
Il m’à semble primordial traitant
de l’esclavage, d’aller dans un pays d’Afrique noire, aller directement
au cœur du sujet.
Dans Dakar, j’ai fait des portraits,
des paysages urbains, montrer des hommes du quotidien relève de l’intemporel,
car par mon approche filmique ces hommes deviennent universels par leur
présence à l’image.
Des générations se retrouvent dans
une histoire qui se répète à l’infini, comme un rideau de scène
dans un théâtre
La relation avec larbi est assez simple, on se comprend peut-être le fait d’avoir vécu au Maroc, en Israël, et à new-york, me rapproche de lui, dans ce qu’il appelle :une empathie.
Aussi, je cite une phrase de l’écrivain et Ami : John Berger à propos de Frida Khalo « En ce siècle enténébré par le nouvel ordre mondial, partager la souffrance est devenue une des conditions préalables essentielles pour retrouver dignité et espoir ».