Un homme marche dans une rue de Jérusalem. Il s’effondre, victime d’un malaise cardiaque. Son corps se dédouble, il s’observe gisant au sol.
Il négocie avec la Mort un sursis : sa poésie doit être mise à l’épreuve.
Une famille est expulsée d’un village de Palestine par les soldats israéliens.
Le cheval est abandonné dans la maison.
Commence la fuite, en camion, en bateau, puis l’exil dans un camp Libanais.
La famille retourne clandestinement en Palestine où ils deviennent les « présents absents », des Palestiniens sans papiers officiels.
À vingt-cinq ans, Mahmoud Darwich est emprisonné à Saint-Jean d’Acre pour « crime de poésie trop nationaliste ». Sa cellule est le lieu d’une réflexion sur son engagement poétique. Il écrit.
Suite à sa sortie de prison et à la mort de son père, il partage sa vie sentimentale avec une étudiante juive rencontrée lors d’une manifestation communiste. Anath est tour à tour son amante et la fille de son ennemie. Elle finira par le quitter. C’est l’histoire d’amour de sa vie. Elle sera la compagne privilégiée de ses poèmes d’amour.
Il se rend en France, mais sans papiers officiels israéliens, il se fait refouler.
En Egypte, il fait l’expérience de l’errance, de la recherche d’une terre qui s’incarne par la langue.
Son ami d’enfance, Kamal, est tué par les gardes côtes israéliens qui le prennent pour un feddayin, un combattant palestinien.
En 1982, à Beyrouth, il subit la violence de la première guerre du Liban.
Il retrouve son ami Moshé, enrôlé dans l’armée israélienne qui expose son problème de conscience vis-à-vis du conflit.
Mahmoud passe clandestinement en Syrie. Il y subit une crise d’identité, une perte de repère à la fois géographique et morale. L’écriture poétique est un exutoire, une façon de concilier sa vie et l’expression d’une sensibilité conflictuelle.
Ses poèmes sont lus en public, la foule se presse pour l’entendre.
Il est approché par l’Autorité Palestinienne pour tenir le poste de ministre de la Culture. Il refuse.
Il voit le mur de séparation qui se construit entre Israël et la Cisjordanie.
La Mort, à nouveau, vient à sa rencontre et l’invite dans l’éternité. Elle lui donne son Nom, il entre dans son poème.